Textes fondamentaux :
La Bible (Texte intégral)
Zadoc Kahn
Editions Colbo-Sceptre, collection Judaïca-Poche, 1999
1221 pages

Cette traduction, dite du Rabbinat français ou “Zadoc Kahn” - du nom du Grand Rabbin qui la dirigea à la fin du 19e siècle - est une traduction populaire de grande qualité. Elle est aujourd’hui la plus usitée et, probablement, la plus proche du texte original.
Le Talmud
L'édition Steinsaltz
Editions Ramsay, 1999

L’encyclopédie du judaïsme, rédigée parallèlement en Palestine et en Babylonie, principaux centres des études rabbiniques entre le Ier et le Ve siècle.
Le Talmud reste, par excellence, l’ouvrage de référence du judaïsme rabbinique dont les pages ne cessent d’être lues, scrutées, commentées, en des milliers de centres d’études à travers le monde.
Si la Bible est la clef de voute du judaïsme, le Talmud en est le pillier central. Livre fondateur d’un peuple, d’une culture et d’une religion, il a soutenu l’entier édifice, spirituel et intellectuel de la vie juive jusqu’à ce jour. Dans la tradition d’Israël, aucun autre ouvrage n’a présenté un pareil modèle de créativité, théorique et pratique, et n’offre une somme de savoir comparable.
Les Maximes des pères
Recueil des sentences des sages d’Israël qui succédèrent aux prophètes bibliques, les
Pirké avot sont un ensemble d’aphorismes et de paraboles à portée morale, philosophique et théologique, exprimés avec une concision qui invite à l’approfondissement.
Le Zohar
Le Livre de la Splendeur
Extraits choisis et présentés par Gershom Scholem
Editions du Seuil, 1980
113 pages

Le
Zohar ou
Livre de la splendeur est un des livres majeurs de la Kabbale, un classique de la mystique juive.
Il s'agit d'une exégèse ésotérique et mystique de la Torah attribuée à Rabbi Shimeon Bar Yochaï, un rabbin du II ème siècle.
Dans son introduction, Gershom Sholem, dont la compétence en matière de mystique juive est mondialement reconnue, fait le point sur ce que l'on sait aujoud'hui de cette oeuvre majeure et de son auteur.
Le Guide des égarés
Maïmonide
Editions Verdier
708 pages

Maïmonide (1135-1204) est une figure majeure du judaïsme rabbinique. Mais sa connaissance de la philosophie fit de lui l’apôtre d’une religion rationnelle, épurée des superstitions, qui vise essentiellement l’instauration d’une société vraiment humaine.
Écrit pour des intellectuels écartelés entre la tradition religieuse et la pensée scientifique et philosophique de l’époque,
Le Guide des égarés tente surtout de mettre en accord l’enseignement de la Bible et de ses commentaires, avec la philosophie d’Aristote. Il constitue une analyse approfondie du judaïsme, dans
ses aspects rituels comme dans le domaine de ses croyances et propose
une compréhension rationnelle de la Bible et du Talmud, dégagée de
l’autorité et des dogmes des institutions juives.
Reconnu très vite comme une œuvre maîtresse,
Le Guide des égarés influença de manière décisive la pensée juive, chrétienne et musulmane.
Le sentier de rectitude
Moïse Hayyim Luzzatto, dit le Ramhal
Presses Universitaires de France, collection Sagesses, 1956, 1996
207 pages
Traité de morale ascétique et mystique, publié en 1740,
qui eut une très grande popularité et que l'on considère
comme un classique inégalé de la littérature juive dans le domaine de la spiritualité juive.
Pour approfondir :
Le souci des autres au fondement de la loi juive
Gilles BERNHEIM
Calmann-Lévy, 2002
318 pages

« On pourrait dire qu'il est demandé au Juif de vivre son chemin avec en lui, tous les jours de sa vie, cette question lancinante et grave: « qu'as-tu fait de ton frère ? ».
Cette question n'est ni un à côté, ni un aspect du judaïsme : elle le constitue. Autrement dit, la force de l'injonction est telle, qu'on peut établir cette double équivalence : être religieux c'est se soucier d'autrui, et, inversement, celui qui se soucie d'autrui est d'emblée, qu'il le sache ou non, dans la vastitude du religieux. Paraphrasant la remarque du poète juif Paul Celan: « je ne vois pas de différence entre un poème et une poignée de mains », on pourrait dire qu'une poignée de mains n'est pas autre chose que l'amorce d'une prière adressée au divin.
Dans la pensée d'Israël, il n'y a ni dissociation ni écart entre l'éthique et le religieux. Se soucier de l'autre, c'est la manière de rencontrer le divin. Et la quête du Tout Autre qui parcourt nos vies ne prend forme que dans l'ici-bas de la relation humaine, dans les mots et les gestes concrets qui la signifient, dans le labeur pour constituer des lieux et des gestes qui accueillent notre prochain. »
Gilles BERNHEIM
Judaïsme
Martin Buber
Editions Verdier,
256 pages

« La tradition est la plus noble des libertés pour la génération qui l’assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l’esclavage le plus misérable pour celui qui en recueille l’héritage par simple paresse d’esprit ».
À travers ces textes, dont la publication s’échelonne entre 1909 et 1952, Martin Buber s’efforce de penser le judaïsme et, plus précisément, « le processus spirituel du judaïsme qui s’accomplit dans l’histoire comme un effort vers la réalisation toujours plus parfaite de trois idées connexes : l’idée d’unité, l’idée d’action, l’idée d’avenir » ; l’idée n’étant pas entendue comme concept abstrait, mais comme force de manifestation de l’être au monde.
La philosophie juive
Maurice-Ruben HAYOUN, Esther STAROBINSKI-SAFRAN
Armand Colin, Collection U
30.00 €

Parler de «philosophie juive», c'est parler de la rencontre du judaïsme et de la philosophie telle qu'elle s'était développée depuis ses origines. En ce sens, il y a une philosophie juive comme il y a une philosophie chrétienne ou une philosophie musulmane. Se pencher sur elle, c'est opérer un retour sur le judaïsme lui-même : quelle est l'essence de ce dernier ? Qu'est-ce qu'être juif ? Les deux questions n'ont cessé de préoccuper les têtes pensantes du judaïsme... Après la chute du Temple et la dispersion qui s'ensuivit, les Juifs, loin de se retrancher derrière les quatre coudées de leur tradition religieuse, tentèrent la grande aventure de se confronter à l'autre pour mieux se connaître et dialoguer.
Mais s'intéresser à la philosophie juive c'est aussi, et dans le même mouvement, s'interroger sur les juifs en philosophie, donc sur les effets sur la pratique et les orientations des juifs philosophes de leur imprégnation, assumée, questionnée ou écartée, par le judaïsme et de leur réflexion et de leurs attentes quant au sort qui fut celui du peuple juif en Occident.
C'est, enfin, tenter de dégager le fil juif de la trame philosophique : l'ouverture de la pensée juive à l'universel et la pleine conquête par la philosophie de sa portée universelle par intégration de son «thème » juif sont une même affaire qui engage l'avenir.
Ce livre est le premier - depuis Julius Guttmann (Munich, 1933) - qui traite ainsi la philosophie juive comme un ensemble, depuis la Bible et le Talmud jusqu'aux contemporains. Il est aussi le premier à considérer la mystique comme partie intégrante de cet ensemble. Il souligne les continuités, l'inscription des Lumières de Berlin dans celles de Cordoue, et suit la migration de la pensée juive de l'hébreu à l'arabe puis à l'allemand.
Les Bâtisseurs du temps
Abraham HESCHEL
Editions de Minuit, collection Aleph, 1957
212 pages

La langue hébraïque ne possède point de mot pour dire "chose" et les Juifs disent "bon" pour "beau". Manquent-ils de sens esthétique ? Ne savent-ils pas compter ? Ou, plus simplement, leur domaine est-il autre ?
La civilisation, répond l’auteur, n’est pas simplement une technique dédiée à la puissance de l’homme ; elle ne se mesure pas pas à l’entassement des objets, ni à l’accumulation des connaissances. C’est un certain art de maîtriser le temps, d’introduire le sacré dans nos travaux et dans nos jours. L’art des Juifs.
Quatre lectures talmudiques
Emmanuel LEVINAS
Editions de Minuit, collection Reprise
192 pages

Pratiquement ignoré par la culture occidentale, le Talmud est la transcription de la tradition orale d'Israël. Il dégage de la tradition écrite tout son sens, tous ses sens. Des sens multiples - mais non arbitraires - bourdonnent dans son propre dire. Loin d'être un recueil de textes " édifiants ", le Talmud est combat intellectuel et ouverture hardie sur les problèmes, même les plus irritants. Sa sagesse, sa visée sont universelles.
Dans ses
Lectures talmudiques, Emmanuel Lévinas cherche à faire surgir du texte un sens caché, qui fasse comprendre la multiplicité des indications qui peuvent orienter la conscience morale. Ce ne sont pas paroles ou lettres mortes qui sont examinées, mais l'on assiste à une interrogation philosophique, celle d'une recherche concrète du sens tendue vers l'essence du religieux et de l'éthique.
Etre Juif
Benny LEVY
Editions Verdier
200 pages

Être Juif. Être, de manière radicalement singulière ; être, irrémissiblement rivé à son judaïsme, comme le dit Emmanuel Lévinas, présent tout le long des lignes de ce texte.
À partir de cette facticité juive, s'esquissent quelques propositions pour une pensée du Retour. Retour au Sinaï. Là précisément où le juif est rivé.
La pensée du Retour requiert une critique de l'athéologie du juif moderne. Théologie du silence de de Dieu après Auschwitz, critique de la théodicée, enfin recours à la notion de Mal absolu, voilà les points par où il faut passer de manière critique.
En ce sens, ce livre s'adresse à tout homme pour autant qu'il est encore sensible à la question de l'origine du Mal.
«
Nés [...] en 1945, nous procédions des épousailles des Lumières et de la Nuit. La Nuit ne s’opposait pas aux Lumières, elle les achevait : il fut jour, il fut nuit ; jour un. Le verset, à l’envers. Les lettres voletaient en désordre. Le prophète se lamentait : Nos pères ont failli, ils ne sont plus ; quant à nous, leurs fautes, nous les supportons.
Nous, fils de l’inversion, nous ne nous lamentions pas. Nous n’avions plus à payer aucun billet. Tout avait été payé, et pour toujours. Le Siècle nous faisait un crédit illimité ; le Juif honteux pouvait être fier, sans frais : il n’était plus le Juif moderne, mais le Juif du Siècle. Nous ne remarquions même pas que nous étions en train de payer l’absence de lamentations. Le prix : l’obscurcissement du rapport du fils au père. Dans les Lumières, nous avions perdu la mère ; dans la Nuit : le père. Enfants adoptifs du Siècle, nous pouvions nous mêler à tous ses combats. Ils se révélèrent douteux, qu’à cela ne tienne : nous pouvions nous retourner contre le Siècle, en véritables enfants. Contre le Siècle de la barbarie s’élevaient alors l’humanité et ses droits ».
L´Exil de la parole
Du silence biblique au silence d’Auschwitz
André Neher
Editions du Seuil, 1980
113 pages

La Bible n’est-elle pas le livre de la Parole, par excellence ? Renversant complétement l’éclairage classique des textes, l’auteur découvre et décrit le silence dans la Bible, non comme une suspension passagère du langage, mais comme le Royaume authentique du verbe.
Mis à l’épreuve de l’histoire contemporaine, ce thème fournit l’audacieux argument d’une théologie du défi, interrogeant l’homme sur ses responsabilités devant la parole de Dieu et devant son silence.
L'étoile de la rédemption
Franz ROSENZWEIG
Editions du Seuil, 2003
640 pages

Philosophe allemand, Franz Rosenzweig (1886-1929) compte parmi les figures les plus influentes du 20ème siècle. Façonné par son judaïsme, il est un des penseurs juifs qui a ouvert une approche nouvelle du christianisme.
Contestant aux philosophes leur croyance dans le primat de la rationalité, Rosenzweig affirme l'irréductible existence du sujet, à travers deux expériences de nature religieuse : l'angoisse devant la mort et l'expérience de la Révélation, autrement dit d'une altérité qui le dépasse infiniment.
La rose aux treize pétales
Introduction à la Cabbale et au judaïsme
Adin Steinsaltz
Éd. Albin Michel, coll. « Spiritualités vivantes », 2002.
196 pages

Avec cet ouvrage, l’auteur nous introduit dans l’univers mystérieux de la mystique juive et nous livre les clés fonda-mentales de la Cabbale qui, au-delà de son apparente complexité, exprime en language symbolique l’essentiel de la quête de Dieu.
Devenu célèbre dans le monde entier par sa nouvelle édition du Talmud de Babylone - oeuvre essentielle dans la tradition orale du judaïsme -, le rabbin Steinsaltz est sans conteste l'auteur le plus compétent pour présenter l'origine, la structure et la nature de la Cabbale. Il propose ici une brillante et vivante sythèse de ce sujet réputé difficile, qu'il rend accessible à un large public.
Personnages du Talmud
Adin Steinsaltz
Editions Bibliophane, 2000
212 pages

Des millénaires nous séparent de ces hommes, véritables héros de l'esprit, qui marquèrent leur époque par leur sagesse et leur érudition. Le Talmud recèle ainsi les idées et débats de ces maîtres à penser que furent entre autres Hillel, Chammaï, Rech Lakich ou Abayé.
Mais Adin Steinsaltz ne se contente pas de rappeler leur enseignement. Ces savants étaient également des hommes aux perosnnalités fortes et résolues, toujours attachantes. Ce livre consacré aux érudits de la Torah est aussi une histoire d'êtres humains auxquels tous les lecteurs d'aujourd'hui peuvent s'identifier.