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DOSSIER ROCH HACHANA (NOUVEL AN HEBRAIQUE) |
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Roch Hachana inaugure une période d’introspection personnelle qui va durer 10 jours jusqu’à Kippour. Il s’agit, pour
chacun d’entre nous, de faire téchouva, c'est-à-dire de réfléchir sur
le sens de sa vie, sur la manière de se conduire avec autrui et sur ses
relations avec le créateur.
Etre un Juif au plein sens du terme
ne signifie pas se contenter d’observer un rite avec zèle. Un Juif est
avant tout un acteur dans la Cité. L’accomplissement du Juif se situe
sur la manière dont il va se conduire avec son prochain.
Ce devoir
d’équité se réalise pleinement dans la notion de tsédakaRoch Hachana, on procède à un examen de conscience. On
tire un bilan sur l’année écoulée.
On s’engage à prendre un nouveau
départ. c'est-à-dire
de solidarité, de responsabilité et de justice.
Sommaire du dossier
Dates et horaires
Année hébraïque 5767 (2006-2007)
Samedi 23 et dimanche 24 septembre 2006 (fin : 20h 29).
Signification de Roch Hachana
Littéralement
« tête de l’année », la fête se célèbre le 1er et le deuxième jour du
premier mois de l’année, celui de tichri. Roch Hachana est aussi le
nouvel an Juif qui commémore la création par Dieu de l’homme sur terre.
Dans les temps anciens, la fête ne durait qu’un seul jour. Aujourd’hui,
c’est la seule fête qui dure 2 jours en Israël comme en diaspora. Elle
marque le début des 10 jours de pénitence dont la finalité est Yom
Kippour.
Selon la Michna, le calendrier juif comporte quatre nouvel an :
•
Le 1er Nissan : c’est le nouvel an des rois (date à partir de laquelle
était calculé le nombre des années du règne de chaque roi d’Israël).
• Le 1er Eloul : date à laquelle on prélevait la dîme sur le bétail.
• Le 15 Chevat : nouvel an des arbres.
• Le 1er Tichri : date à laquelle on calculait les dates du Jubilé et des années chabbatiques.
Roch
Hachana est aussi désignée par quatre autres termes : Chabaton : jour
de repos solennel. Zi'hron terouah : jour du souvenir proclamé par la
sonnerie du chofar. Yom terouah : le jour de la sonnerie du chofar. Yom
hadin : jour du jugement.
C’est en effet ce jour là que les
rabbins ont développé cette notion que toutes les créatures de
l’humanité sont jugées à Roch Hachana. Dieu donnant, en fonction des
mérites de chacun, le droit de vivre et ses moyens d’existence. Le
verdict définitif est rendu à Yom Kippour. C’est pour cette raison que
ces jours sont appelés Yamim noraïm (jours terribles).
Cette
notion de pénitence est matérialisée par le blanc, couleur de la
pureté, pour tout Juif qui souhaite être pardonné par le créateur.
Cette couleur s’applique à la nappe qui recouvre le lutrin sur lequel
on lit la Torah, les manteaux des séfarim Torah, le rideau de l’arche
sainte. Certains juifs s’habillent en blanc ou revêtent le kitel, sorte
de robe portée également à Kippour et pour le séder de Pessah.
Sources bibliques
« Et l'Eternel parla à Moché en ces termes : Parle aux enfants d'Israël
en ces termes : Et le septième mois, le premier du mois sera pour vous
jour chômé, souvenir de sonnerie, appel de sainteté, vous ne ferez
aucun travail, et vous approcherez des sacrifices au nom de l'Eternel. »
(Lévitique Vayikra XIX).
« Et le septième mois, le premier du mois sera un appel de sainteté pour vous, ce sera un jour de sonnerie. »
Sens
« A Roch Hachana, tous les habitants de la terre passent devant Lui
comme le troupeau du berger, ainsi qu'il est dit : "Celui qui a façonné
ensemble leur cœur, distingue tous leurs actes." »
(Traité Roch Hachana 16a)
« Pourquoi sonne-t-on d'une corne de bélier à Roch Hachana ? Ainsi
répond le Saint, béni soit-Il : Sonnez devant mois la corne de bélier,
afin que Je me souvienne, pour vous, de la ligature d'Isaac fils
d'Abraham et J'en tiendrai compte comme si chacun d'entre vous avait
été lié devant Moi. »
(Ibid.)
« Trois livres sont ouverts à Roch Hachana, le premier pour les vrais
pervers, un autre pour les justes parfaits et un troisième pour les
individus moyens. Les justes parfaits sont immédiatement inscrits dans
la livre de la vie, les méchants immédiatement inscrits dans la livre
de la mort, quant aux moyens leur jugement est suspendu de Roch Hachana
à Kippour, s'ils sont méritants ils sont inscrits pour la vie, s'ils ne
sont pas méritants, ils sont inscrits pour la mort. »
(Ibid.)
« Les anges du service divin ont demandé au Saint, béni soit-Il :
Maître du monde pourquoi Israël ne récite-t-il pas de chants de louange
à Roch Hachana et à Kippour ? Il leur dit : Est-ce possible qu'au
moment où le Roi est assis pour juger et devant qui les livres de la
vie et de la mort sont ouverts, qu'Israël entonne des chants ? »
(Ibid. 32b)
« Bien que la mitsva de sonner le shoffar à Roch Hachana soit un décret
divin, il s'y trouve une allusion, à savoir : "réveillez-vous de votre
sommeil, et vous les endormis levez-vous de votre somnolence" faites un
bilan de vos actes, revenez en repentir et souvenez-vous de votre
Créateur. Et vous qui oubliez la vérité par la perte de temps, et qui
perdez vos années en vanité et en leurre sans aucune valeur, observez
votre âme, considérez vos conduites et vos fautes et que chacun
abandonne son mauvais chemin et ses mauvaises pensées. »
(Rambam. Lois sur le repentir)
Déroulement de la fête
Mis
à part le repas festif du premier soir, l'essentiel du rituel se
déroule à la synagogue où l'on passe plus de la moitié des deux
journées en prières, en Israël comme dans la Diaspora. On sonne le
chofar sur la téba où on lit aussi la Torah. Auparavant, on récite sept
fois le psaume 4.7, pour rappeler les sept tours que firent les Juifs
autour de Jéricho avant que les murailles ne tombent au son du Chofar
et les sept cieux à travers lesquels les prières doivent passer pour
atteindre le trône de Dieu. Le psaume 4.7 est choisi car le verset 6
contient l'allusion : « Dieu est monté au milieu des cris, le Seigneur
au son du chofar » Ce verset est invoqué pour expliquer qu’on tient
l’instrument avec l'embouchure large vers le haut. Ensuite six vers
sont récités, qui forment l'acrostiche « Ke'ha Satan » (déchire Satan).
On sort de l’Aron hakodech les deux rouleaux de la Torah pour des
lectures, incluant notamment, le deuxième jour, le récit de l'épreuve
d'Abraham.
Les nombreux poèmes, (piyoutim) figurant dans la
liturgie de Roch HachanaMoussaf, le service additionnel, est unique en ce qu'il
comporte trois bénédictions centrales au lieu d'une seule comme pour
toutes les autres fêtes. La première, Mal'houyot, de la racine de
melekh (roi), décrit la souveraineté du créateur, que sa sainteté met à distance de ses créatures. Au contraire Zi'hrono nous montre que,
malgré tout, « il s'est souvenu » de Noé, des fils des justes dans la
souffrance. Il punit les méchants et récompense les bons. Le troisième,
Chofarot, explicite l'importance des événements marqués par la sonnerie
du chofar. Il insiste sur le fait que Dieu s'est révélé lui-même au
Sinaï et qu'il se révélera à nouveau pleinement pour amener la fin des
temps.
Jour du jugement, du souvenir et de la sonnerie du
chofar, Roch Hachana est la plus solennelle des fêtes juives, comme le
fait de sentir par exemple cette prière :
« Nous voulons
relater la puissance de cette journée : elle est redoutable. En elle,
Ta royauté s’élèvera et Ton trône sera fondé sur la justice. En vérité
Tu es le juge et Tu as souvenir des choses tombées dans l'oubli. Tu
ouvres le livre de l’histoire où sont consignés les actes scellés par
la main de leurs auteurs humains. Soudain le chofar retentit, un bruit
sourd se fait entendre. C’est le jour du Jugement ! Pareil aux moutons
dénombrés leur berger, les hommes et leurs actes sont scrutés par Toi ;
Tu fixes le délai pour chaque être vivant et Tu décides de son sort. A
Roch Hachana, Tu l'inscris et à Kippour Tu apposes ton sceau : combien
quitteront ce monde et combien y entreront. Qui vivra et qui mourra,
qui à la fin de ses jours, qui prématurément, qui par le feu, qui par
l’eau, qui par la guerre, qui par l’épidémie. Qui mènera une vie
sédentaire et qui sera nomade. Qui sera serein et qui sera tourmenté.
Qui sera élevé et qui sera abaissé. Qui sera tourmenté. Qui sera
fortuné et qui sera indigent. Mais le retour (téchouva), la prière (téfila), et la justice (tsédaka), peuvent faire revenir Dieu sur sa
décision. »
Le retour vers les valeurs juives
D’après
la tradition, le 1er Tichri est la date anniversaire de la création du
monde selon certains commentateurs, le jour où le premier homme a été
créé selon d’autres.
Littéralement Roch Hachana signifie « tête de
l’année ». C’est donc le moment où les hommes doivent
faire une pause, réfléchir, se reprendre en mains, pour préparer un
avenir meilleur.
Roch Hachana implique donc trois choses :
• La réflexion sur le passé impliquant la notion de téchouva (qui signifie un retour sur soi).
• Une réflexion sur l’avenir par une prière (Téfila) pleine d’espoir.
• L’action en multipliant les actes d’entraide, tels que la tsédaka.
Selon
notre capacité à réaliser ces actes indispensables, nous engageons
notre avenir, exprimé à travers la décision divine qui nous juge et
nous inscrit dans le « livre de la vie », pour une vie meilleure. Tout
dépend bien entendu de nous, nous
construisons nous-mêmes notre avenir, dont nous sommes les détenteurs responsables.
Le
jugement divin apparaît alors comme la résultante d’efforts personnels
qui s’expriment traditionnellement par les actes de Téchouva, Téfila et
Tsédaka.
La Téchouva
La racine du mot contient l’idée de
retour. Il s’agit principalement d’un retour vers nos sources qui doit
nous permettre de mieux nous situer par rapport au rôle que nous avons
à accomplir en tant que Juif. Ré-évaluation de nos relations avec Dieu,
avec les autres et avec nous-mêmes.
Roch Hachana vient nous rappeler
que même si nous avons « manqué le but », il n’est jamais trop tard
pour rectifier le tir et décider d’agir différemment en opérant un retour sur soi par la Téchouva.
La Téfila
Dans
la tradition juive, la téfila n’est pas une série de demandes, de
supplications et de louanges, elle correspond à une réflexion profonde,
fondée sur un examen de conscience. Le terme lehitpalel signifie
s’auto-juger et pas seulement prier. Au cours de la téfila, le Juif
doit réussir à s’élever peu à peu, au point de parvenir à un véritable
dialogue avec son créateur, sans avoir recours à son intermédiaire.
La Tsédaka
L’acte
de tsédaka comprend, dans son essence, le principe même de justice par
lequel on participe au rétablissement d’un certain ordre dans le monde.
Ce n’est donc pas un mouvement de pitié envers son prochain. Lorsqu’il
fait la tsédaka, le Juif accomplit un acte de justice pure. Il ne
s’agit pas d’aider l’autre avec condescendance, mais au contraire de le
faire avec humilité. La manière de l’aider aura autant d’importance que
l’aide apportée.
(Texte réalisé avec le concours de Darki, une publication du keren Hasefer Vr-Halimoud édité par le STE et diffusé par Biblieurope).
Les Séli'hot
Les
séli'hot sont des prières de repentir. On implore le pardon (séli'ha)
de Dieu pour les pêchés commis. La tradition enseigne que Dieu aurait
lui-même enseigné à Moïse les treize attributs de miséricorde. On
retrouve ces attributs dans le livre de l'Exode : « Seigneur! Seigneur!
Clément et miséricordieux, lent à la colère, plein de bienveillance et
d'équité; il conserve sa faveur à la millième génération; il supporte
le crime, la rébellion, la faute, mais ne les absout pas. »
Ces attributs forment le coeur de toute prière de pénitence et toute imploration du pardon divin.
A
l'origine, ces séli'hot n'étaient récitées que pour Kippour et les
autres jours de jeûne. A partir de l'époque des geonim (titre
honorifique donné aux présidents des universités babyloniennes), on les
récite tous les lundis et les jeudis.
Le Choul'hane arou'h
(littéralement « table dressée »), est le code de la loi religieuse
rédigé par Joseph Caro de Safed et annoté par Moïse Isserles de
Cracovie. Il stipule que l'on se lève à l'aube durant les 40 jours
(pour les séfaradim) qui précèdent Kippour, pour réciter les sélikhot.
Les Achkénazim commencent à réciter les séli'hot le dimanche qui
précède Roch Hachana. Les 'hassidim ont la coutume de commencer les
sélikhot par un office à 3 heures du matin le dimanche qui précède Roch
Hachana.
Le séder de Roch Hachana
Les
festivités de Roch Hachana débutent la veille au soir. Comme pour les
autres fêtes, on se veut optimiste et plein d’entrain pour célébrer le
nouvel an. Les communautés juives à travers le monde ne manquent pas de
recettes originales.
Le séder (ordre) de Roch Hachana est plus
ou moins copieux selon les communautés dont on est originaire. Le miel
est omniprésent, comme accompagnement, pour chacun des aliments mis sur
le plateau.
- Le séder commence
toujours par le kiddouch. Il comprend une coupe de vin (du vin blanc
pour certains, car il évoque la miséricorde).
- Immédiatement après, on fait la prière sur des 'halots (parfois
fourrées avec du raisin sec) choisies spécialement à cette occasion de
forme arrondie (en forme de couronne pour rappeler la royauté de Dieu,
mais aussi sans aspérités, pour une année pleine de douceur). On
remplace le sel par le sucre. Dans certaines communautés d’origine
achkénaze, on dessine sur la 'hala un motif rappelant une échelle. Elle
symbolise la montée de chaque Juif sur « l’échelle du jugement divin. »
D’autres confectionnent des 'halot en forme de spirale, pour rappeler
la main tendue prête à recevoir le verdict divin, mais aussi la spirale
de la vie vers laquelle chacun de nous est entraîné. En Afrique du
Nord, on réalisait des pains en forme d’oiseaux, en souvenir du verset
d’Isaïe : « comme les oiseaux, Dieu protègera Jérusalem ».
- La principale bénédiction se fait sur une pomme trempée dans du miel.
On formule ainsi le souhait que l’année à venir soit bonne et douce. On
retrouve la pomme au dessert dans le
« shtrudel aux pommes », la
confiture de pomme, « l’apfelkrapfe » (chausson aux pommes alsacien). En Bulgarie, la bénédiction est faite sur une pomme cuite au miel.
Les Juifs d'Algérie, de Tunisie et du Maroc mangent des dattes « tamra
ou tam » qui signifient en araméen « terminer », car nous espérons que
l’influence de nos ennemis prenne fin.
- Après les fruits qui poussent
dans les arbres, on consomme des légumes qui poussent en terre. C’est à
travers ces aliments que nous souhaitons « que nos ennemis cessent de
nous vouloir du mal ». Le rabbin Gérard Haddad précise : « Le destin
des hommes ne consiste pas seulement en douceur, il faut envisager
aussi les événements pénibles tels que les conflits avec les ennemis,
les maladies qui peuvent survenir, pour les conjurer ».
- En Tunisie, on mange de l’ail cuit dans du miel, dont le mot en hébreu
« toum » fait penser au verset « ché yitamou oyevénou » « que nos
ennemis soient anéantis ! ». Les Juifs
tunisiens consomment des beignets d’épinard , de courge, d’ail. Les
Juifs de Turquie préfèrent les fritadas, c'est-à-dire différents
gratins composés de blettes, de courgettes, de courge !
- On peut
trouver sur certains plateaux des blettes (salki en araméen), mot qui
ressemble à istalek qui veut dire « enlever » (« Que nos ennemis
disparaissent et soient enlevés !). De la courge, du potiron, des
épinards, des poireaux (karti) dont la racine est la même que karet qui
veut dire retrancher, supprimer, dans l’espoir qu’avec cette bénédiction « nos ennemis seront écartés ».
- Les pois dont la symbolique est la même que la grenade dont le mot en
araméen (rubiya) dérive de rov, c'est-à-dire l’abondance.
- Enfin, une cinquième bénédiction porte sur le souhait « qu’Israël soit
en tête des nations, plutôt qu’en queue » (au niveau moral) et serve
d’exemple aux autres nations. On fait la bénédiction sur une tête de
poisson ou de mouton (ou sur une partie de cette tête). On évite de
choisir une tête de veau ou de bœuf, pour ne rappeler ni le veau d’or,
ni les autres animaux adorés dans l’Antiquité.
Le son du chofar
Le chofar est sonné les deux jours de Roch Hachana, sauf si le premier
jour tombe un Chabbat. La sonnerie du chofar qui symbolise une plainte
ou un cri, marque l’apogée des cérémonies. Selon Maïmonide, cette
injonction biblique est faite pour que chacun des fidèles soit entraîné
à se repentir de ses pêchés.
Le chofar est un instrument à vent
composé traditionnellement d’une corne de bélier (il rappelle la mise à
l’épreuve d’Abraham, quand Dieu lui a demandé de sacrifier son fils
Isaac. Au dernier moment Dieu a arrêté son geste. En remerciement,
Abraham a élevé un autel pour y sacrifier un bélier. La Michna précise
qu’on peut aussi utiliser la corne de tout animal cacher (mouton
antilope, gazelle, excepté la corne d’un bœuf et d’un gros bétail).
La
sonnerie de chofar retentit tous les jours du mois d’Elloul, au cours
de l’office du matin, et jusqu’à Kippour. On a l’habitude de sonner du
chofar pour commémorer un événement exceptionnel (le jour où les
troupes israéliennes ont libéré Jérusalem, par exemple). Depuis 1949,
la prestation de serment de tout nouveau président de l’Etat d’Israël
s’accompagne d’une sonnerie symbolique du chofar.
La personne qui sonne le chofar fait entendre 4 types de sons distincts :
• Tekia : son long continu.
• Téroua : son court (3 téroua peuvent être entendus pendant la durée d’un tékia).
• Chevarim : série de 9 sons saccadés.
• Tékia guédola : sonnerie majeure, longue et continue. A Kippour, elle marque la fin du jeûne.
Les
kabbalistes insistent sur l’importance des sonneries du chofar,
auxquelles ils attribuent le pouvoir de substituer à la rigueur du
jugement, la douceur de la miséricorde.
Tachli'h
Cérémonie célébrée l’après-midi du 1er jour de Roch Hachana (si ce jour tombe un Chabbat, tachli'h est reportée d’un jour).
Le
rite du Tachli'h consiste à se rendre au bord d’un cours d’eau, une rivière ou la
mer, et d’y retourner ses poches, comme pour y jeter les quelques
miettes qui resteraient, en récitant des versets des prophètes Michée
et Isaïe. Le verset de Michée 7,19 déclare : « Tu jetteras tous leurs
péchés au fond de la mer ! ».
Une coutume kurde consiste à sauter
dans l’eau au cours de la cérémonie. Les kabbalistes secouent leurs
habits pour se libérer des « écorces » de pêchés qui se sont formées au
cours de l’année. Les Juifs de Syrie utilisent un bassin alimenté par
un tuyau d’eau courante.
Certains rabbins insistent pour que la
cérémonie se déroule au bords d’une pièce d’eau où vivent des poissons,
car il s’agit du tribut payé au créateur dont l’œuvre de création
débuta à Roch Hachana et eut pour premiers témoins les poissons. Afin
de permettre à tous Juifs, petits et grands de célébrer tachli'h, il
est aussi permis de procéder à la cérémonie prêt d’un évier et d’y
faire couler l’eau, mais cette dernière alternative n’est utilisée que
si la communauté est éloignée d’un cours d’eau.
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Septembre 2010 |
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